petite entorse...

Publié le par trois bouts de ficelle

Une toute petite car j'avais envie de vous faire partager le texte que je viens de faire.
Je ne voulais pas mélanger les deux blogs mais bon
....



C'est la fête des mères.
Mais quelle mère pui-je être
 et laquelle deviendrai-je ?

Tout commence par un mot, un regard, un bonheur.
Ensuite viennent les gestes de douceur , de câlin, de passion.
Dans l'intimité et la simplicité
peu à peu se construit notre nid.
En secret et pour nous
dans le confort du ventre
le coeur commence à battre,
les mouvements s'amplifient.
Vient le jour où nos vies d'un coup se sont unies.
Les émotions surgissent très fort en un instant.
Nos regards de parents posés sur nos enfants.
A deux je me suis construite en mère attentionnée
droite mais amusée des bêtises de bébé.
Je voulais vous aimer sans trop vous étouffer.
j'aime vous voir jouer , rire et chanter.
Avec votre papa c'était  simple je crois
d'avoir à la maison trois amusants poupons.

Mais une page de notre vie est écrite, terminée.
Plus de complice sourire, de double autorité.
Je dois à moi toute seule continuer à élever
mes enfants , nos enfants ,fidèle, à notre passé.
Aux règles définies, aux vacances en famille,
et penser aux choses comme s'il l'avait penser
pour que dure cette union qu'avait notre famille.
Oui mais moi j'ai changé, contrainte et forcée
malgré moi je dois poursuivre à entourer,
soutenir mes petits, continuer à marcher
sur ce chemin qu'à deux on avait dessiné
plus loin qu'on est allé , arrêté par le temps, ce temps qui a manqué.
j'espère qu'il ne m'en voudra pas d'avoir un peu changer
et qu'il aurait aimé la mère que je deviens
Une mère plus décidée à ne manquer de rien,
à ne pas supporter qu'on lui marche sur les pieds,
à penser d'abord à nous , c'est ma priorité
car la vie m'a apprit que le temps est compté
alors de chaque instant je veux m'émerveiller
de vos précieux cadeaux que vous confectionnez
des sourires qui éclairent vos visages enjoués
des sottises qui font rire, de vos p'tits jeux d'enfants.
De l'amour qu'on peut lire
dans vos yeux pétillants.

Aujourd'hui cette fête prend un goût tout nouveau
A deux je me suis devenue mère
Toute seule je dois élever,
aimer et câliner
nos trois enfants chéris qui nous avaient surpris
en arrivant chez nous sans qu'on  ai à penser.
Merci de m'avoir donner
trois enfants à choyer,
à supporter le vide
celui que t'as laisser.
Merci de m'avoir permise
d'accomplir un grand rêve,
 celui de devenir mère.


sylvie

Publié dans vous et moi

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clairesoleil 21/06/2009 21:16

comme ce beau texte me parle ! douce pensée...

aurore 10/06/2009 12:20

y a rien a dire
j en suis sans voix
tendres bisous

odine 10/06/2009 10:07

C'est beau et triste, joyeux et sobre, bien dit aussi;
on se sent "drôle" après cette lecture.
Affectueusement.
odine

trois bouts de ficelle 11/06/2009 18:34



tu as saisi l'esprit de ce billet.
joyeux pour mes enfants , la joie d'être maman
la tristesse d'être maintenant seule à les élever
j'apprécie que l'on ressente mes emotions dans mes écrits.
à bientôt pour une prochaine visite
sylvie



mamyrose 09/06/2009 21:28

Joli texte qui montre que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et aussi toujours se dire que l'on a eu de la chance d'avoir connu celui qui a disparu.

sandra 09/06/2009 20:38

Sylvie

Merci pour ton très beau texte, tellement vrai et que me (nous)
ressemble tellement
oui moi aussi j'ai changé, oui moi aussi je ne me laisse plus emmerder
par qui que ce soit,
oui moi aussi j'ai appris à faire preuve d'autorité, a taper du point
sur la table pour défendre nos interets
pour défendre mes petits
comme je l'ai dit une fois, c'est de l'instinct animal, comme une
louve, comme une lionne, aux aguets tu es là prete à bondir sur tout
ce qui bouge pour défendre tes petits.
aujourd'hui il faut reapprendre à vivre à trois et non plus à 4, à
s'organiser, le quotidien, les week ends, les vacances les soirées,
les événements comme les anniversaires, les fetes...
tous ces moments ont pour nous à présent un gout amer, et nous
laissent un manque un vide incroyable, celui de ne plus les partager
avec l'homme qu'on aime
il faut en plus trouver la force les mots le courage, se convaincre de
rassurer nos petits, tellements inquiets, tellement tristes, de voir
le vide laisser dans cette maison sans leur papa, leus jeux complices,
leurs éclats de rires...tout manque tellement.
un voile s'est posé sur nos vies, et à ternies les belles couleurs de
notre bonheur.
Je t'embrasse
sandra